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Né le 01/01/1967 en SUISSE, de son vrai nom Philippe Chappuis, Zep tire
son pseudonyme du groupe Led zeppelin dont il était fan, c'est aussi le nom d'un
fanzine qu’il a créé à l’âge de 12 ans... Il sort diplômé de l’école des Arts
Décoratifs de la ville de Genève et commence par publier des petits récits pour
le magazine Spirou (pour des éditos par exemple, des animations diverses ou de
récits trés courts : "Au bout du monde").
Grâce à ses différentes
publications dans les journaux suisses (Léon Coquillard en 1990 ou
Kradock en 1991), Zep se fait remarquer par les Editions Glénat en 1992
avec son personnage Titeuf paru dans le fanzine désormais célèbre : "sauve
qui peut!" et c’est le début de la grande aventure de Titeuf. Cette série
aborde, toujours avec humour, par le biais du personnage Titeuf et sa bande, la
vie d'un gosse de primaire avec ses questions et ses pensées souvent candides,
mais aussi de nombreux thèmes d’actualité légers ou graves (Zep s'est d'ailleurs
investi de plusieurs missions dont la dernière pour Handicap International...)
.
Pour en revenir à Titeuf, le succès va être quasiment immédiat : un tirage
qui passe en quelques années de 10000 à 600000 exemplaires, pour aujourdui
arriver à 1.400000 exemplaires pour le t.9, c'est dire le succès du petit héros
à la mèche jaune ! Titeuf a maintenant des fans partout dans le monde...et
l’apparition, du dessin animé qui connaît un réel succés et de nombreux produits
dérivés en sont la preuve.
De nombreuses fois récompensé pour Titeuf (Prix de l’humour en 1993 à Sierre,
Prix livres hebdo jeunesse 1995 et en 1996, Prix Alph Art jeunesse à Angoulême
et Prix du public à Sierre, etc...), et plus récemment prix de la jeunesse à
Angoulême pour le tome 9 de Titeuf, Zep a su renouveler avec talent la BD
jeunesse...

>Une interview trés instructive : A peine
entré à l'Ecole des arts décoratifs, il démarche lui-même les employeurs
potentiels : fanzines, journaux... "A 17 ans, raconte-t-il, j'ai été engagé par
le magazine Spirou, à Bruxelles. C'était le rêve, j'avais l'impression d'être
arrivé. En trois ans, je leur ai fourni une centaine de pages d'une série
baptisée Victor. Mais, au fond, leur ligne éditoriale ne me convenait
pas, il était impossible d'évoquer les sujets de société..." Le tournant des
années 1990 s'annonce délicat. Zep a beau multiplier les allers-retours vers
Paris (autre place forte de la BD) , ses projets d'album laissent indifférents.
Les éditeurs doutent de son talent. L'humour n'est pas dans l'air du temps. Ses
parents l'encouragent, mais sans trop y croire. "Nous pensions qu'il
bifurquerait tôt ou tard vers le graphisme", confessent-ils. Le jeune homme
gagne à peine de quoi vivre...
Titeuf, lui, ne fait son apparition qu'en 1991. Et encore, pas en public
: juste dans les carnets de croquis de Zep, des livrets intimes que le jeune
dessinateur de 24 ans remplit d'idées, de mots, de dessins, sans nécessairement
les soumettre à des professionnels. "J'ai tout de suite senti qu'il se passait
quelque chose entre Titeuf et moi. J'ai retrouvé le plaisir de la BD grâce à ce
personnage libre de dire merde et non pas saperlipopette. Je l'ai montré à mon
entourage. Un fanzine suisse a été le premier à le publier." En 1992, un
exemplaire de ce fanzine traîne chez Glénat quand l'un des directeurs de
collection, Jean-Claude Camano, le remarque par hasard. "J'étais à la
recherche de sujets en prise avec la société, se souvient Mr Camano. Or c'était
le cas de Titeuf..." Il faut dire que Zep loue alors à Genève un atelier avec
vue sur le préau d'une école primaire ! Les gosses jouent et se chamaillent. Zep
observe, écoute, dessine. Des souvenirs personnels, extraits des précieux
carnets, viendront nourrir ses gags. Les ventes démarrent alors très vite et
ne cessent de s'amplifier.

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